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Lomé - Togo
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Baisse continue du rendement de coton graine

Les chercheurs de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) se sont sérieusement penchés sur la question pour relever les facteurs explicatifs de la constante baisse du rendement de coton graine au Togo.

La dégradation des sols exploités en culture cotonnière (sans jachère, faible apport de la fumure minérale, évacuation des résidus de récoles etc.) reste un facteur déterminant pour la chute du rendement.

« Les conséquences de ces pratiques se ressentent sur la baisse des rendements en coton graines au champ et la qualité des produits agricoles », signale Kokou Zovodu, chercheur à l’Itra.

Une étude dirigée par l’Institut basée à Lomé a permis d’établir le bilan minéral partiel des exploitations agricoles à base de coton et des recommandations formulées à l’endroit des cotonculteurs.

Les recherches ont porté sur 30 exploitations cotonnières dont 10 dans les savanes, 10 dans les plateaux nord et 10 dans la région Maritime.

« Le choix est porté sur ces régions parce que les pratiques culturales et les conditions agroecologiques ne sont pas les mêmes, » précise le chercheur Zovodu lors d’un récent panel de partage d’expérience sur l’agriculture de précision à Lomé.

Que retenir des résultats ? 

Il en ressort que dans la région des savanes, la majorité des exploitations ont un bilan en Azote, Phosphore et Potassium (NPK) déficitaire. Ceci lié en grande partie à l’exportation des résidus de coton après les récoltes.

Dans la région des plateaux nord, plus de 90% des exploitations ont un bilan en Azote (N) positif. Et selon les analyses des spécialistes, ces producteurs en petites saisons cultivent l’arachide ou le niébé et après la récolte à la deuxième saison, ils font le coton. Ce qui explique la fixation symbiotique de l’azote.

En ce qui concerne les éléments tels que le phosphore (P) et le Potassium (K), il est noté un bilan déficitaire puisque dans cette zone, les producteurs n’apportent pas la quantité d’engrais recommandés.

Dans la région Maritime, le bilan en NPK dans la majorité des exploitations est 50% négatif, ce qui traduit un apport insuffisant d’engrais recommandé. Mais il faut noter qu’il n’a pas été observé des cas d’exportation des résidus.

Un bilan positif du phosphore se fait ainsi ressentir à cause de la pratique agricole adoptée dans cette région. Généralement pour la première saison dans cette zone, les producteurs font le maïs et à la maturité physiologique, ils sèment donc le coton en relais.  Cette positivité en phosphore est la conséquence de l’apport du NPK au maïs.

À l’échelle des exploitations agricoles, l’étude à révéler des bilans minéraux dont les déficits en phosphore sont constatés dans la zone de plateau nord et des déficits en potassium dans la zone maritime. Par contre, la région des savanes se montre très pauvre en ces éléments nutritifs. L’on comprend alors aisément le niveau dérisoire des rendements.

Il est alors recommandé aux producteurs de maîtriser l’état de leur sol afin d’élaborer les meilleures stratégies pour la culture suivante. Avec la maitrise des besoins des cultures, les producteurs pourront ajuster les formules d’engrais à apporter à la nouvelle culture pour optimiser le rendement.

Les exploitants agricoles doivent s’appuyer sur la gestion intégrée de la fertilité des sols et le respect des bonnes pratiques. La consultation régulière de la carte de fertilité des sols est alors nécessaire.


Source: https://agridigitale.net/

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